Pâtisserie et abats

Aujourd’hui au programme, cours de cuisine avec Shoko. Mais avant tout, allons déjeuner.

“Audace” culinaire, nous osons le curry japonais, habituellement plus épais, plus doux et moins épicé que son équivalent indien. Les photos ne donnent pas très envie mais il y a un petit restaurant spécialisé à côté de la maison alors nous n’avons pas trop d’excuses.Ce côté peu ragoûtant est, je pense, dû au fait que tous les ingrédients sont fondus par une cuisson de 4 jours pour obtenir une sauce lisse. Alors que, dans le curry indien, on a de beaux morceaux de viandes et de légumes qui donnent du volume au plat.

Bon, ce n’est ni excellent ni esthétiquement intéressant mais ça se laisse manger, accompagné de légumes ou de poulet pané!

On digère et au boulot!

La recette du jour:  Le Sakura mochi (recette de Shoko ici)

Le sakura mochi est un wagashi ,pâtisserie traditionnelle japonaise qui associe le sucré des pâtes de riz et de haricot azuki avec le salé de la feuille de cerisier saumurée qui les enveloppe. Elle est composée d’une feuille de cerisier entourant une sorte de “pancake” de riz farçi à la purée de azuki. Dans certaines régions, cette feuille sert uniquement à aromatiser le “pancake” dans d’autre, on la déguste avec le reste. Il ne faut pas en abuser car elle contient une substance qui peut devenir toxique.

Les sakuramochi auraient été inventés au début du XVIIIe siècle à Edo (aujourd’hui Tokyo) par un garde du temple Chomei-ji. Dans la tradition japonaise, ils sont étroitement associés au mois de mars (quand fleurissent les cerisiers).

Pendant que la pâte repose, Shoko nous initie à l’art du furoshiki; technique japonaise traditionnelle d’emballage en tissu utilisée pour transporter des vêtements, des cadeaux, le bentō, des tartes et des bouteilles de vin; idéal pour épater vos amis: on déballe et on repart avec le tissu dans le sac. L’ esprit pratique des japonais brille une fois de plus.

Ca y est, c’est roulé! Evidemment, il faut goûter, et comme je m’y attendais, c’est délicieux: l’alliance entre la douceur des azukis et le salé des feuilles de cerisier est un régal pour les papilles.

Après cette réussite, nous faisons à nouveau preuve d’audace en testant le repas de tripes!

Au menu: foie cru mariné et petites brochettes de foie , de coeur, de cartilage et de gras.

Ce fut, je vous l’avoue, difficile mais intéressant: des goûts assez forts et des textures étranges qui ne sont pas toujours évidents à faire passer mais cuisinés “à la japonaise”, c’est-à-dire subtilement et en petites portions qui les mettent en valeur comme une partie noble de l’animal, la pilule est plus facile à avaler.

Nous attendrons un peu avant de renouveler l’expérience du repas entièrement constitué d’abats. Par contre, si ils sont utilisés en condiment comme dans la salade de fenouil au coeur séché et râpé du restaurant The Sparrow à Montréal, c’est délicieux !

Sur ces bonnes paroles, oyasuminasai! ( bonne nuit)

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Delphine Huguet / designer culinaire / 30 ans Lucile Moreau / redac' chef / 26 ans Gastronomie, culture culinaire, food design, graphisme, design ...
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One Response to Pâtisserie et abats

  1. Pingback: sakura mochi, essai du gâteau de cerisier en fleur pour fêter le printemps | A la cuisine de Shoko

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